SOMMAIRE

Chapitre 1 (4/4)

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(du 21/10 au 31/10)

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...

21/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj (H.P. – 1 770 m)

Me revoilà dans les nuages et les soirées sont fraîches… Je suis donc remonté dans une autre vallée du vaste Himachal Pradesh pour une dernière destination montagnarde avant d’être confronté à la chaleur du sud… Journée sans photo… La seconde depuis mon arrivée en Inde… Quand vous recevrez ces lignes j’approcherai les 2 000 photos ! Et je compte bien prendre le temps de vous les envoyer dès demain (les lignes ! Pas les photos !)…

J’ai donc quitté les ghats de Mandi ce matin. Mon expérience d’hier me laisse encore songeur. Le sentiment d’incompréhension est total. Comment puis-je espérer ressentir le millième de ce que vivent ces gens, pour qui la moindre roupie est importante, alors que j’en transporte des milliers… et en dispose de centaines de milliers ! Ont-ils le choix ? J’ai bien essayé de savoir s’ils pêchaient et quelles étaient leurs « jobs », mais les réponses m’étaient incompréhensibles. Ce sont des mendiants… Le « chef », m’a dit que tous les enfants allaient à l’école… Voilà bien un endroit à découvrir si j’en ai l’occasion. Toujours est-il que pendant mes quelques 7 heures de bus de la journée, j’ai eu bien du mal à penser à autre chose qu’à cette misère résignée… (« Si j’étais le Bon Dieu, j’crois bien que j’aurais des remords… » J. Brel)

Départ de Mandi ce matin à 8h30… J’ai pris le premier bus qui partait en direction de Dharamsala. Après 4 heures de bus, j’arrive à Palampur. Correspondance immédiate (je saute dans un autre bus), et 2h00 plus tard, j’arrive à ma destination finale, Dharamsala… Enfin, je ne suis pas encore tout à fais arrivé… Une demi-heure d’attente à la gare de bus… - J’ai vu un saddhu, le bras tendu vers le ciel… Les ongles de sa main élevée devaient mesurer plus de trente cm !… Mais j’aurai l’occasion de vous en reparler, je prépare des thématiques : pollution, sexe, religion, tourisme… - … et direction Mc Leod Ganj, lieu où logent les touristes quand ils visitent Dharamsala. Situé 9 km plus haut, en pente raide. Le bus a quand même mis plus d’une demi-heure pour y grimper… Bon, on a eu droit à la sortie scolaire et le bus a été pris d’assaut… Je suis donc arrivé vers 16 h… Accosté par un « logeur », gavé par les kilomètres, je le suis. On s’écarte un peu du centre, et on descend un peu la colline côté levant. (Mc Leod Ganj semble être située sur une crête, orientée Nord-Sud…)

Je suis donc descendu au Sharma Cottages… C’est sympa… Et électricité et eau chaude garanties… J’ai testé l’eau chaude… A condition de ne pas traîner, on peut se laver décemment… Je partage une grande terrasse avec une autre chambre, occupée par des Allemandes. Demain, les patrons (2 frères) du Cachemire, doivent me changer de chambre… A l’étage, avec balcon individuel…

Mc Leod Ganj

Je suis allé me promener dans les ruelles commerçantes du lieu… J’évalue la population ainsi : 1/3 de locaux, commerçants et natifs, 1/3 de moines et de Tibétains, et 1/3 de touristes… Je n’en ai encore jamais vus autant ! En fait depuis que j’ai quitté Manali, je n’en avais pas croisé un seul ! (Sauf pour Dusserah et à Rewalsar…) Indiens, Tibétains, Allemands, Anglais, Français, Italiens, Irlandais, Américains… le village est cosmopolite ! Je fais le tour des librairies ouvertes vainement, attends un coucher de Soleil décevant à la terrasse d’un autre hôtel, me restaure gargantuesquement au « Mc Llo Restaurant »… Et me voici à nouveau en train de pianoter sur mon clavier… Je vais immédiatement préparer une disquette afin de vous envoyer tout ça… Je compte rester une quinzaine de jours ici… J’aurais le temps de vous répondre individuellement… Du moins je l’espère…

22/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj

A priori, même si le nombre de touristes est important, pour une si petite localité, je vais rester quelques temps à Mc Leod Ganj et environs. Le temps aujourd’hui n’a pas été formidable… Il a même plu pendant que j’assistais à une conférence au sujet des « 12 liens… » (attendez que je retrouve mes notes…) Ah oui ! Les « 12 liens interdépendants »… Et oui, je voulais jouer les instits, et me voici devenu élève… Mais ça c’était cet après-midi…

Ce matin, j’ai un peu flâné en ville. J’ai réussi à trouver le fameux « Hitch-Hiker In the Galaxy », mais impossible de mettre la main sur le « Mahabharata »… Alors que j’en avais vu au moins 5 exemplaires dans les deux seules librairies, d’ailleurs associées, de Manali. Ici, il doit y avoir 10 librairies, toutes plus importantes que celles de Manali, et pas moyen de mettre la main sur ce livre ! Par contre, si on s’intéresse au Dalaï-Lama, pas de problème… En fait, dans chaque ville, toutes les librairies sont spécialisées. A Mandi, il n’y avait que des livres scolaires, dans au moins vingt établissements autour d’Indra Market. Ici, et croyez-moi c’est pas grand !, y’a plein de « book-shop », et tous vendent exclusivement du Dalaï-Lama, du yoga, de la méditation… et de la cuisine tibétaine ! Bon j’exagère un peu…

On peut faire le tour de Mc Leod Ganj en 15 minutes, en marchant vite… Le long de trois rues, suffisamment large pour laisser passer un camion, on trouve des dhaba, des épiceries, des restaurants, des boutiques de souvenirs « made in Tibet », des librairies, des cybercafé et des guesthouses… Il y a au moins 20 établissements totalement équivalents de chaque sorte sur un espace équivalent à 2 terrains de foot… C’est vous dire s’il y a du choix… Et pourtant… Il me fut pratiquement impossible de trouver des « Four Square », les clopes que je fume et que je trouve partout, alors que je suis persuadé qu’en cherchant bien j’aurais pu trouver de l’ « Interval », le tabac que je fumais en France… Ce matin, j’ai acheté quelques cartes postales (une vingtaine !) de Dieux Hindous… Là encore cela n’a pas été facile. Des cartes postales de « His Holiness » (actuellement en Autriche ?), on en trouve entre chaque boutique et dans toutes les boutiques… Pas de bol, en ce moment (et vous aurez raison de croire que l’endroit n’est pas très bien choisi), ce sont les Dieux Hindous qui m’intéressent. Pour les Hindouistes, Bouddha, (de même que Jésus !) sont des avatars de leurs propres Dieux ! (Vishnu en l’occurrence…)

Alors que j’allais rentrer, je tombe sur Mark, l’Anglais avec qui j’avais sympathisé à Tabo… Il donne des cours d’Anglais depuis une semaine… On déjeune ensemble… Il me parle des Enseignements d’un Rimpoché cet après-midi… Je rentre ensuite à mon « cottage » afin de pouvoir changer de chambre… (C’est chose faite et j’ai hâte d’assister au lever de Soleil (7h10)…)

J’ai également pris mes premières photos d’un sympathique sadhu… (J’ai pas eu l’audace de photographier celui d’hier qui avait le bras levé ! Mais j’ai des regrets !)

Cet après-midi, J’ai donc retrouvé Mark et un Américain d’origine indienne, Arvin, de retour au pays après 17 ans ! Il n’est là que pour un mois… Nous sommes allés ensemble dans un monastère suivre la conférence sur « les 12 liens interdépendants »… Nous sommes allés ensuite boire du chai dans un café où Mark a déjà pris ses habitudes (Il drague les serveuses… des réfugiées tibétaines…)…

Je me donne quelques jours avant de décider de ce que je vais bien pouvoir faire… Demain y’a une fête au village des enfants tibétains (TCV) et prochainement un concert de rock tibétain, au profit d’une œuvre caritative tibétaine… Si je veux travailler, y’a au moins 10 adresses où je serais accueilli à bras ouverts ! (Comme n’importe quel occidental de passage et volontaire !) Mais il doit aussi y avoir de super balades à faire… Ce matin, j’ai vu des aigles aussi grands que ceux de Tabo…

23/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj

Mark, Arvin et moi avions rendez-vous ce matin à 8h avec 3 « réfugiées » tibétaines afin de nous rendre au TCV. Un moine (qui n’en est d’ailleurs pas vraiment un !) et un autre étranger, David, se sont joints à nous. Nous avons pris le bus, le TCV n’est pas très loin mais ça grimpe !

le TCV - Tibetan Children Village

A 8h30, la cérémonie a débuté… par plus d’une heure de discours et de remerciements aux divers sponsors associés à cette occasion… Cela se passait dans un stade, équipé de tribunes officielles et de nombreux gradins. Il s’agit de la « 19ème rencontre athlétique inter-écoles ». Heureusement, cela s’est vite animé par la suite… Spectacle à la chinoise, gymnastique de groupe, formations diverses et colorées, défilé « martial » de tous les participants, lâché de ballons… Au beau milieu du « show », un couple de vénérables Anciens a traversé le stade, accompagné de quelques ovins ! Personne n’a bronché ! C’était super ! Demain, il y aura les épreuves athlétiques… Mais fidèle à la doctrine bouddhiste, la compétition ne risque pas d’entraîner des conflits. La devise est « others before self » (Les autres avant soi !)… Puis on est allé se restaurer dans une des innombrables échoppes de fortune installées pour la circonstance.

L’après-midi, on a eu droit à des tableaux historiques en costumes (c’était pas terrible !), suivis de danses et de chants folkloriques (et ça c’était plutôt super !)… Le tout sous un grand Soleil ! Nous avons fait la connaissance d’une américaine, Mary, et nous sommes tous rentrés à pieds afin de boire un chai en attendant l’heure de dîner.

24/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj

Le « village planétaire » a été construit en haut d’une crête, surplombant Dharamsala, 4 km plus haut. De part et d’autre de la crête, sur les versants escarpés, les guesthouses ont poussé comme des champignons. Aux alentours, d’autres petits villages ont également développé leur capacité d’accueil. Et puis il y a les temples, les différentes écoles rattachées au TCV, la résidence du Dalaï Lama, tous les bâtiments officiels et culturels dépendants du gouvernement tibétain exilé. Si le village et ses alentours possèdent un charme indéniable, sa population apporte malheureusement quelques ombres au tableau. J’ai déjà écrit qu’il y avait 1/3 de « locaux » indiens, 1/3 de « locaux » tibétains et 1/3 de touristes. J’en avais oublié les innombrables mendiants, estropiés, lépreux et enfants seuls ou accompagnés de leur mère qui sillonnent les rues de Mc Leod, en quête de touriste à la bourse légère… En moins de trois jours, ils ont réussi à me délester de pas mal d’argent… Une fois, je me suis laissé entraîner par la mère d’un jeune enfant (qu’elle tenait dans ses bras). Elle me fit comprendre qu’elle préférait que je lui achète du riz… 2 kg de riz (de qualité), 1 kg de « dal » (lentilles) et 1 litre d’huile… 320 Rs ! J’avoue que sur le coup la note m’a paru plutôt salée ! Je n’ai même pas eu droit à ses remerciements… Elle a pris les paquets et s’est enfuie avant même que j’ai eu le temps de payer… En règle générale, les mendiants sont malgré tout plutôt souriants. Surtout les lépreux… Ils exhibent ostensiblement leurs mains, réduites le plus souvent à des moignons, en vous adressant leurs sourires les plus avenants… On donne parfois (on ne peut pas donner à tout le monde !), les quelques pièces qui traînent au fond des poches… 1, 2 voire 5 Rs… Les bonnes journées, j’estime qu’ils peuvent gagner plus d’une centaine de Rs. Les enfants seuls s’accrochent comme des sangsues… Dès le troisième jour, la pression diminue… Soit on s’y habitue, en détournant le regard ou en se contentant de répondre à leurs sourires, soit on commence à être reconnu. Je pense que les nouveaux visages constituent des proies faciles pour les mendiants… Je soupçonne également d’autres personnes de « mendicité déguisée »… Un faux sadhu (celui qui m’a invité à le photographier) et un faux moine bouddhiste… Il est clair que tous deux sont plutôt intéressés par les $ touristiques que par une quelconque quête spirituelle…

Quête spirituelle… Pour beaucoup d’occidentaux, Dharamsala représente un lieu magique où l’on vous offre diverses possibilités de vous ouvrir à vous-même… Les écoles de yoga et de méditation (et de cuisines) sont nombreuses et les cours s’y succèdent toute l’année. Même les chambres d’hôtel sont « squattés » par des gourous venus de Rishikesh et d’ailleurs. En clair, moi qui étais désireux de me livrer à une telle expérience, je reste pantois devant toutes les petites annonces (dont les murs de Mc Leod sont couverts), et je crois bien que je vais plutôt aller me promener dans les environs… En prêtant une oreille aux conversations des jeunes occidentaux, je crois que certains cherchent « leur voies », d’autres l’ont trouvé dans telle ou telle école et s’y éclatent ! Certains se la jouent « mystique », crâne rasé et psalmodiant des sutras, d’autres se la font à l’intello, énonçant par cœur tous les préceptes de la doctrine bouddhiste… Personnellement, je préfère me taire… J’observe, j’écoute… (et bien souvent je rigole !)

Les petites annonces...

Pour faire bref y’a 2 solutions : la première consiste à suivre des cours réguliers, 1 h par jour, voire plus, pendant une semaine, un mois, un an… au gré du client… La seconde, plus radicale me semble-t-il, consiste à « s’enfermer » pendant 10 jours… Interdiction de parler, de fumer, de boire, de lire, d’écrire… Et en plus y’a pas la télé ! On est juste invité à suivre des cours (non traduits !) et à méditer avec les moines… Personnellement, je crois que c’est mon ordinateur qui me manquerait le plus… Les plus « allumés » (« illuminés ?» suivent généralement la seconde voie).

Quant à jouer les instits ici… Il n’en est plus question ! Tous les occidentaux volontaires sont bien entendu fortement appréciés, mais c’est pour donner des cours particuliers ! Mark n’a que 2 élèves et les autres que j’ai pu rencontrer guère plus, sinon moins ! Et il s’agit d’adultes ! J’essaierai sûrement d’aller directement dans une école, même si je suis encore sceptique sur certains points. Après avoir pris conscience hier de l’ampleur de l’aide internationale apportée aux réfugiés tibétains, - ce que je ne remets absolument pas en cause ! -, je préfèrerai donner un peu de mon temps à des gens moins aisés. Car cela ne fait aucun doute, les Tibétains se portent bien ! Les « invités d’honneur » occidentaux d’hier le confirment, les dollars vont continuer à pleuvoir… Bien entendu, cela se justifie… La philosophie bouddhiste, unique (?) au monde, et le charisme de son représentant ne peuvent qu’attirer la sympathie de nous autres matérialistes acharnés… En plus, le Tibétain est d’un naturel souriant et on se sent rapidement en confiance (plus rapidement qu’avec les Indiens !)…

Des aigles planent au-dessus des vallées environnantes… Je vais aller faire un tour…

Sur les sentiers paisibles...

… Je suis allé me promener autour de la résidence de Tenzin Gyatso, Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama. On trouve des sentiers à l’écart des routes commerciales et on peut se joindre aux moines et aux Anciens qui y déambulent. Je me suis assis en chemin au milieu d’une horde de singes affamés, mais très joueurs… Le sentier fait le tour de la corniche, sous la résidence. Ambiance drapeaux et moulins à prières, pierres sculptées et colorées, au milieu d’une forêt de pins et d’arbustes. On aperçoit Dharamsala, dans les brumes de la vallée. Il paraît que quand le Dalaï-Lama est présent, ce sentier attire des centaines de pèlerins. Sitôt après avoir franchi le seuil routier de Mc Leod, la valse des mendiants reprend ses droits. Ils tiennent les carrefours stratégiques et les axes principaux. Il est impossible de les éviter… Il y a enfin une dernière catégorie de personnes attirées par Dharamsala et ses $… C’est la racaille… Ceux qui parcourent les rues en essayant de refourguer leur « charas » ou de vous embarquer dans de sombres arnaques. J’englobe également dans ceux que j’appelle « racaille », les espèces de hippies occidentaux qui ne ressemblent plus à rien et qui zonent à longueur de journée dans Jogibara road. Avec Mark on les a surnommés la « Shawl Brigade », car ils portent tous des couvertures (des châles ?, ou shawl en english) sur leurs épaules…

A l’instant où j’écris ces lignes, le ciel se fâche… Le premier coup de tonnerre a vraiment été impressionnant ! Il tombe quelques gouttes maintenant, mais cela est très localisé. Je sors sur mon balcon faire quelques photos ! Y’a un arc-en-ciel ! Pas terrible mais je m’en contenterais… Quand il y a les coups de tonnerre, ça résonne en s’amplifiant dans les vallées et le bruit est assourdissant ! Les sommets des montagnes environnantes sont camouflés derrière d’épais nuages. L’arc-en-ciel s’estompe lentement… L’orage s’éloigne aussi rapidement qu’il était apparu.

Sans le savoir, j’ai certainement effectué un kora (circuit rituel) autour de Tsuglagkhang ! Merci le « Lonely Planet » !

Demain matin, je vais essayer de me lever tôt et de me rendre dans un petit village voisin (Bhagsunath).

25/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj

Journée épuisante aujourd’hui… Je suis passé à travers les petits villages voisins de Dharamkot et de Bhagsunath… Rien d’extraordinaire… Hormis une piscine (?) dans un temple à Bhagsu… En continuant un peu, on arrive à une petite cascade. J’ai bu du jus de pomme dans un petit dhaba à proximité. Les étrangers ont peint des citations sur des pierres, imitant celles que l’on trouve autour des stupas. J’ai discuté un peu avec le serveur-gérant… Mais il était encore tôt ce matin, et ne sachant trop que faire, j’ai décidé de suivre le torrent et de descendre dans la vallée. C’était jour de lessive pour de nombreux Tibétains qui n’ont d’autres choix que de laver leur linge dans la rivière glacée. Car je peux vous dire qu’elle n’est pas chaude ! C’est un véritable exploit que de s’y tremper… Moi, je n’ai pu y mettre que les pieds ! Et encore pas longtemps !

J’ai longé le torrent jusqu’à Dharamsala… Et puis je suis remonté par la route (9 km)… Il existe un raccourci (4km), mais la pente est vraiment raide… En rentrant, il n’y avait pas d’électricité et j’ai attendu plus d’une heure avant de pouvoir me doucher…

Gelée !...

Si je retrouve Mark ce soir nous irons sûrement au concert de rock tibétain… Sinon ce sera un gros dodo…

26/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj

Mark et les sœurs tibétaines...

Ce fut un gros et long dodo… Et ma foi je n’ai pas grand chose à raconter aujourd’hui. J’ai quasiment passé la journée au bar des sœurs tibétaines où j’ai retrouvé Mark. On a mangé des momos fris en buvant du jus de pomme. Lui est allé au concert… « De Deep Purple » aux « Pink Floyd », en passant par les « Doors » tout le répertoire classique occidental y est passé ! En fait, j’en ai moi-même entendu une bonne partie… Juste des reprises, pour la plupart mal chantées… Dans le groupe, seul le chanteur (Bôf…) était tibétain, les autres étaient Anglais ou Indiens.

J’ai donné quelques affaires à laver dans un hôtel. Je ne les récupérerai que demain après-midi. On devrait descendre à Dharamsala par la route avec Mark.

Les sœurs tibétaines sont de vraies réfugiées. Elles ont quitté le Tibet il y a 4 ans, quittant familles, amis et village pour toujours (?). Elles ont été accueillies à Dharamsala, suivies des cours d’Anglais pendant 3 ans, et maintenant elles gèrent un petit bar sympathique. En dehors des habitués d’origine tibétaine, il y a pas mal de passage… On discute d’un peu de tout… Les touristes Indiens ou étrangers restent généralement à Mc Leod pendant une ou plusieurs semaines. La vie y est facile et agréable.

Pour ma part, j’aurais malgré tout un jugement plus nuancé. Je trouve qu’il y a trop de touristes et trop de tout ce qui va avec…

Je repense aux cieux nocturnes de Tabo… A ma « tranquillité » sur mon balcon à Mandi… Je vais bientôt repartir, à la recherche d’un coin plus paisible. Sûrement le Rajasthan…

Dimanche 27/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj

Aujourd’hui, c’est le 41ème jour… J’ai rencontré le « Karmapa » !… C’est le numéro 2, après Sa Sainteté. Il n’a qu’une vingtaine d’années mais son aura vaut celle de bien des Anciens…

Tout a commencé par une belle journée ensoleillée. Je suis allé prendre de vos « maigres » nouvelles sur Internet (un grand merci à ceux et celles qui m’accompagnent…) et j’ai retrouvé Mark, le gentleman anglais. Nous sommes descendus à pieds à Dharamsala, dans le simple but de passer un dimanche tranquille, hors de portée de la faune de Mc Leod. On a visité une vieille église catholique en chemin… L’office allait y avoir lieu à 11h30… On s’est promené à travers le cimetière. Les causes des décès étaient évidentes et peu de coloniaux dépassaient la cinquantaine... Maladies, tremblement de terre (4 avril 1905)… Y’en a même un qui s’est fait bouffer par un ours !

La route serpente sur les flancs des collines. Pendant 9 km. On traverse une importante zone militaire. Les plantons, plutôt sympathiques, nous indiquent les raccourcis.

Dharamsala présente peu d’intérêt… C’est une ville moyenne indienne, avec sa circulation difficile, son marché de rues coloré, ses vaches, son animation perpétuelle, ses sympathiques dhaba, son vacarme, ses déchets…, et surtout, avec beaucoup d’Indiens ! Les « Tibétains » y sont aussi nombreux que les touristes ! C’est-à-dire une poignée !… Le « Lonely Planet » recommande la visite du « Kangra Art Museum », seul endroit remarquable de la ville…

St John In The Wilderness

 Et on rencontre une jeune fille, Nima, d’origine indienne, mais elle vit au Canada. J’ai d’ailleurs du mal à comprendre ce qu’elle dit… (Mark vit depuis 17 ans en Espagne où il est prof d’Anglais. Ce qui explique que je le comprenne super bien !) Et elle nous parle, enfin surtout à mon camarade, d’un enseignement du fameux « Karmapa ».

« Karmapa ? Qui c’est ça ? », m’enquis-je innocemment…

Et c’est là que j’eus cru comprendre qu’il était la réincarnation du tuteur de l’actuel Dalaï-Lama. Enfin c’est le personnage le plus important aux yeux des bouddhistes, après Sa Sainteté, il va sans dire… Mark, après une dizaine d’années de yoga est un peu plus branché que moi et s’enthousiasme à l’idée de voir le célèbre « Karmapa »… On part donc en taxi avec Nima dans un monastère flambant neuf, à une dizaine de Km dans la vallée. Une cinquantaine de personnes est déjà présente. Cela semble sérieux… L’armée (la police ?) est présente et il faut montrer son passeport et passer à la fouille avant d’entrer dans le temple…

Quelques minutes d’attente silencieuse (méditative pour beaucoup…). La salle est grande. Nous sommes une centaine. Mark et moi sommes certainement les seuls à avoir atterri là par hasard. Il n’y a qu’une vingtaine d’occidentaux et quelques asiatiques. Certains font visiblement partie d’associations et portent des signes distinctifs d’appartenance à des groupes religieux (sectes ?). On est tous les deux déguisés en purs touristes, short, T-shirt, appareil photo en bandoulière (Enfin pas en ce moment, il a fallu laisser l’appareil photo dehors, avec les sacs et les chaussures !)… Cette fois, je suis loin d’éprouver les mêmes sentiments qu’avec Sangpo et Geshela, à Tabo. La grande majorité des présents sont des Tibétains. La salle est décorée sommairement. Un grand Bouddha central, quelques bouddhas plus petits, une photo-poster de « His Holiness » et quelques drapeaux et tanka.

Et Sa Seconde Sainteté fait son apparition… Instants d’intenses émotions dans la salle… Certains occidentaux se prosternent un peu trop ostensiblement à mon goût ! Et je commence à me fendre d’un grand sourire… Sitôt le « Karmapa » en place sur une petite estrade, juste sous la photo de Sa Sainteté, tous les présents défilent devant lui… Evidemment, nous n’avions pas le « khata » (petite écharpe en soie blanche ou jaune), nécessaire pour le rituel échange des offrandes ! Nous avons été obligés d’en emprunter auprès de 2 coréennes… Il m’a ainsi fait cadeau d’un joli cordon rouge en échange de 50 Rs ! Je suis content, car j’en ai profité pour échanger un regard complice et même un sourire avec lui. Il est pourtant plutôt du genre moine bouddhiste super sérieux ! J’aimerais bien vous en dire plus mais tout le reste est plutôt obscur… Le « Karmapa » a récité quelques mantras, parfois accompagné de ses auditeurs. Ma voisine, une occidentale, la cinquantaine, effectue des mouvements bizarres avec les doigts… Ses « mudra » sont si compliqués qu’il me faudrait rester 6 ans de plus à Mc Leod avant d’acquérir sa dextérité… Cette fois, je ne souris plus, je rigole franchement… D’autant plus que je ne comprends absolument rien de la traduction en Anglais des propos du « Karmapa »… C’est un moine qui se charge de traduire ses propos… Bonjour l’accent… Encore plus terrible que la Canadienne ! Il s’agissait d’un Enseignement… Mais je n’en sais pas plus… D’ailleurs, même Mark n’a pas tout compris ! Cela n’a pas empêché ma voisine de prendre tout un tas de notes, quand elle ne jouait pas avec ses doigts ! Bon vous allez encore dire que je ne respecte rien… et que je me moque un peu facilement… Vous aurez raison… Mais bon, la situation, et plus exactement ma présence au sein de cette situation me semblait plutôt irréaliste ! Quant au comportement de certain(e)s de mes compatriotes, il m’est carrément apparu loufoque ! J’en ai profité pour dessiner le visage de Bouddha, copiant la grande statue, et c’est pas trop mal réussi !

1 heure plus tard tout était terminé… Tout le monde est reparti tout droit à Mc Leod (je présume !) en taxi… Sauf Mark et moi ! Nous sommes allés au « Kangra Art Museum »… Trois salles obscures, quelques sculptures, des peintures, des photos… Un peu plus de 20 minutes de visite ! Nous sommes allés boire une pression (d’ananas) dans un dhaba et nous sommes remontés à Mc Leod juste avant la nuit.

28/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj

Agréable journée… Promenade matinale autour de Mc Leod Ganj, sur des petits sentiers montagnards verdoyants. Visite du Dip Tse Chok Ling, un monastère tibétain récemment construit mais qui préserve des traditions anciennes, notamment la réalisation de mandalas en sable ou de petites sculptures en beurre.

Je suis rentré dans l’après-midi. J’ai un peu discuté avec un jeune français d’une vingtaine d’années. Il passe ses journées à fumer des joints et à jouer au kharam. Le soir, il rejoint la « shawl brigade » dans un coin plutôt sordide de Mc Leod Ganj. Il compte effectuer une retraite de 10 jours… Je lui ai conseillé d’aller plutôt écouter les petits oiseaux dans la montagne… et d’arrêter de jouer au kharam ! La vie ici n’est pas déplaisante. 

Dip Tse Chok Ling

Tous les matins le Soleil est au rendez-vous… Et c’est pas désagréable… On trouve de tout à proximité, et tout est fait pour faciliter le séjour des étrangers. L’idée de reprendre la route avec mes sacs ne m’enchante guère…

Ce soir, je suis allé retrouver Mark, Nyima et Lhaden, les deux sœurs qui tiennent le Tea-Shop où nous avons pris l’habitude de nous retrouver. Nous avons discuté longuement avec un exilé tibétain de philosophie et de religion… Ce n’était pas un moine mais il développait des idées intéressantes a propos du bouddhisme, et il s’était forgé une ligne de conduite similaire à celles des moines. Il n’avait pas voulu en devenir un lui-même à cause des vœux que les moines doivent prononcer avant d’entrer dans un monastère. D’après ce que j’ai cru apprendre, les novices doivent se conforter à 5 vœux élémentaires (ne pas tuer, ne pas voler, mentir…), mais avec « l’ancienneté », le nombre des vœux s’accroît considérablement, dépassant largement la centaine… La devise de notre philosophe, Tashi, était : « Simple Life, High Thinking »…

Plus tard, nous sommes allés déguster de savoureuses patates fourrées au fromage, dans une sauce onctueuse légèrement relevée, à base de noix de cajou et de yaourt. Accompagné de riz longs aux petits pois, d’une salade de fruits et d’une bouteille de vin indien… C’est la première fois que je bois du vin depuis que je suis en Inde. Pour Nyima et Lhaden, c’est même la première fois de leur vie !

Demain, je reste à Mc Leod… Je vais faire un peu de shopping. Sa Sainteté rentre demain après-midi et j’espère apercevoir… sa voiture… Une « Lama-Mobile »… Car pour approcher sa Sainteté, il doit sûrement falloir être motivé… Rendez-vous autour du 1er janvier…

29/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj

Journée de repos pour moi aujourd’hui… J’ai bouquiné sur mon balcon, écrit quelques cartes postales et bullé au Soleil à la terrasse d’un café. Avec Mark, nous avons vainement attendu le Dalaï Lama une bonne partie de la journée, ingurgitant une grande quantité de chai, et discutant avec nos voisins. Ensuite j’ai traîné un peu dans les boutiques et je suis allé jusqu’à la résidence de Sa Sainteté en espérant l’apercevoir… Je n’étais pas tout seul… Une trentaine de Tibétains et quelques touristes attendaient également aux points stratégiques. Mais Tenzin Gyatso avait sûrement d’autres chats à fouetter ce jour et il ne fit aucune apparition…

Après le coucher du Soleil (17h24), j’ai rejoint Mark dans le tea-shop des deux sœurs, où nous avons tenu les fourneaux ! Thukpa, momos et chowmein au menu ! Sans oublier le chai ! Nous avons servi une dizaine de clients, un record ! Tous étaient fortement amusés par notre service et nos prestations ! Et tous furent largement satisfaits ! Pour être honnête, tous les ingrédients étaient prêts et il ne nous restait plus qu’à les faire chauffer…

30/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj

Bon… Maintenant que j’ai commencé… Mais la page blanche reste encore un peu irritante… D’autant plus que je n’ai toujours pas réussi à approcher Sa Sainteté, (il faudra se contenter de cartes postales !) et n’ai donc rien d’intéressant à vous dire…

Autant en profiter pour essayer de faire un bilan de mon séjour à Dharamsala. Que dire de mon séjour ici ? A vrai dire pas grand chose… Je suis resté près de dix jours ici. Hormis les nombreuses rencontres (Tibétain(e)s, touriste(…)s, Indien(ne)s, Indéterminé(e)s…) et les non moins nombreuses discussions philosophiques, religieuses et métaphysiques, je ne garderai pas un souvenir impérissable de ces quelques jours à Mc Leod Ganj… La vie est ici un peu trop facile… Et il n’est pas facile de reprendre la route, comme je pense l’avoir déjà écrit. C’est un peu un piège à touristes. A vrai dire, je pense même être passé à côté de quelque chose… Je n’ai malheureusement pas osé frapper aux portes des écoles… Et pourtant, la plus proche de ma résidence accueillait des Indiens, des Tibétains, et même quelques Européens… J’ai été témoin de « l’heure des mamans » en cette fin d’après-midi… Je pensais qu’en tant qu’école du TCV, il n’y avait que des Tibétains… D’ailleurs, ce n’est sûrement pas une école du TCV !… Enfin bon, c’est les vacances !…

La population d’origine tibétaine et les exilés, largement représentée à Mc Leod Ganj (beaucoup plus qu’à Dharamsala !) ne me semble pas malheureuse du tout… S’ils continuent à se plaindre de l’occupation chinoise et à militer pour un Tibet libre, ils bénéficient ici de conditions de vie plus que confortables. Leurs montagnes natales leur offraient des conditions de vie un peu plus austères. Ici, généreusement « sponsorisée » par les occidentaux (USA en tête), la vie s’écoule paisiblement… Avec Mark, on se demandait s’ils seraient nombreux à retourner au Tibet si les Chinois faisaient preuve d’un peu plus de compassion à l’égard du peuple exilé. L’influence occidentale est déjà fortement imprégnée, notamment chez les jeunes, cheveux longs, blue-jeans, T-shirt, blousons noirs et « Baskets » dont je préfère taire la marque (« Made In China » sans aucun doute)… Seuls les Anciens semblent avoir conservé les coutumes traditionnelles et religieuses. Ce matin, j’ai été le témoin des « grandes prosternations » de certains Anciens et Anciennes… C’est aussi physique que la gymnastique matinale des écoliers indiens !

La communauté tibétaine demeure cependant pacifique et paisible. Elle parvient à diffuser dans l’atmosphère ambiante ce parfum de tranquillité et de paix. Les Tibétains, toujours souriants et accueillants, aiment discuter avec les étrangers, améliorant leur connaissance de la langue locale, l’anglais.

Je suis allé voir « Himalaya, enfance d’un chef » cet après-midi… C’est un très beau film que je vous recommande… Si vous êtes aussi bête que moi pour ne pas l’avoir vu plus tôt…

Il va maintenant me falloir retourner dans la « jungle » indienne. Le passage par Delhi ne m’enthousiasme guère… Je n’y passerai sans doute qu’une seule nuit…

Sur le kora...

Ce matin, j’ai de nouveau parcouru le kora. Sa Sainteté étant présente, il y avait effectivement un peu plus de pèlerins. Par la suite, je suis allé vous envoyer la suite de mon périple en espérant vous en faire partager une partie (infime, mais bon…).

Je me suis ensuite baladé dans le village, effectué un peu de lèche vitrine et ai fini par me réfugier dans le tea-shop de Nyima pour échapper à la horde des mendiants. Je continue à mettre la main à la poche. Comme ils sont tous proches les uns des autres, s’ils me voient donner à l’un, les autres rappliquent… J’espère avoir été généreux avec tous. Certains, me reconnaissant, se contentent de me saluer d’un grand sourire, d’autres se font encore plus pressants… Ils sont partout… Ils me sont bien sympathiques malgré tout… Surtout les lépreux. Par ce que bien sûr il y a aussi la horde de « faux mendiants », que je qualifierai plutôt de « vrais escrocs » !

Petit dîner tranquille chez les sœurs tibétaines, - on a préparé le repas ! -, et Mark m’a accompagné pour boire une dernière bière avant mon départ.

31/10/02

Lieu : Mc Leod Ganj

Dernier jour à Dharamsala… La présence des moines et les visages épanouis des Tibétains vont certainement me manquer…

Ce matin j’ai de nouveau parcouru le kora… Une dernière fois…

Calquant mes pas sur une Ancienne qui n’allait pas bien vite… Mais cela m’a sûrement permis d’apprécier d’autant plus le « court » pèlerinage. Pour certains Anciens, cela reste malgré tout une véritable épreuve. Par moment ça grimpe sec et les 140 moulins à prières – dont 2 énormes qu’il faut faire tourner (toujours dans le sens des aiguilles d’une montre) représentent une étape pénible, et réconfortante… Il y a un magnifique temple, des bancs, de l’ombre, un point d’eau, des fleurs, des papillons, pas de mendiants et peu de touristes… On effectue le kora pour acquérir des mérites afin d’accéder à un monde meilleur, tout au moins éviter les Royaumes Infernaux, ou la réincarnation en animal !

Régulièrement, avec ……ia ! (Je n’arrive pas à comprendre son nom !…), on s’arrête pour souffler un peu. D’autres pèlerins nous dépassent et gravissent le sentier aisément. Il y en a qui le font presque en courant ! Il y a de nombreux moines et moinesses, des jeunes couples et beaucoup d’Anciens, parvenus au terme d’une vie que j’imagine mouvementée, mais dont le visage exprime en permanence une sereine quiétude. La plupart connaissent ma nouvelle copine et les salutations sont fréquentes, interrompant les « Om Mane Padme Um » qu’elle répète incessamment. Ça me change des « T’as pas 100 balles ? » de Mc Leod…

Les moulins à prières du Kora sont bien huilés. Des manettes en bois permettent de faire tourner les petits. Pour les 2 gros, la manœuvre est plus ardue. Ils doivent bien peser plus d’une tonne, et bien souvent, on se retrouve à plusieurs pour les faire tourner. A chaque tour effectué, une petite cloche retentie. Les deux gros moulins encadrent 128 moulins identiques, groupés par 8… au-dessus des moulins, dans des casiers se trouvent 560 millions de mantras (prières), bénéfiques pour celui qui fait tourner les roues. Au-dessus se trouve un superbe temple, agrémenté de stupas et de drapeaux à prières. Quand on parvient au niveau des moulins, il faut également faire le tour de 5 hampes où flottent de grandes bannières.

C’est donc un super endroit… C’est d’ailleurs d’ici que je rédige ces lignes… Que je prends quelques notes tout au moins… L’écriture se fera à Delhi… Le circuit rituel faisant le tour du Namgyal Temple, je suis également aller y faire un saut, dès fois que Sa Sainteté daigne apparaître… J’ai essayé d’en savoir plus auprès d’un moine au sujet du Dalaï-Lama, du Karmapa, du Panchen Lama, des Rimpoche et autres hauts dignitaires du bouddhisme. Cela commence à s’éclaircir (il était temps…) mais ne compter pas sur moi pour vous en dire plus… C’est quand même vachement compliqué !

Les moulins à prières...

J’ai ensuite traversé le centre névralgique de Mc Leod afin de rejoindre mon second havre de paix en ce lieu. J’y ai joué aux échecs avec des Indiens - l’un d’entre eux jouait super bien ! -, en dégustant du jus de pomme. Mark donnait des cours particuliers toute la journée et je ne l’ai revu que le soir, avant de prendre le bus…

Départ de Mc Leod Ganj : 18h30…

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